Le Fonds et l'art :
l'audace au service
de la créativité

La Collection d’art : bâtir des ponts entre le monde de
l’art et l’industrie automobile

Il y a près de 60 ans, Renault a lancé un service de mécénat novateur baptisé « Recherches, art et industrie ». Cette initiative invite les artistes à rejoindre les ateliers de fabrication en usine pour explorer de nouvelles
voies créatives, bénéficier de conseils techniques, d’équipements spécialisés et échanger avec les opérateurs. Côté Renault, les employés découvrent un
univers habituellement inaccessible. Des rencontres enrichissantes qui stimulent l’innovation au coeur même de l’entreprise.

Débutée dès les années 1930, notamment avec l’emploi à temps plein du photographe Robert Doisneau, la collection d’art Renault reflète à la fois
son époque et l’histoire du l’entreprise. Constituée de près de 500 pièces, elle témoigne de la collaboration entre Renault et des artistes contemporains visionnaires déjà reconnus dans les années 60, comme Jean
Dubuffet ou le peintre d’origine hongroise Victor Vasarely qui redessine le logo de Renault en 1972.

Elle regroupe également des sculpteurs du courant des Nouveaux Réalistes comme Arman ou Jean Tinguely et bien sûr Erró qui pris pour modèle la Renault 5 historique. La Collection compte également des oeuvres d’artistes contemporains comme Jean-Luc Moulène,
Heidi Wood ou Angela Palmer.

Collection Art Renault

Depuis 1967, Renault Group construit une collection d’art qui rassemble aujourd’hui près de 300 œuvres provenant d’artistes comme Vasarely, Erró, Dubuffet ou Tinguely, ainsi qu’un fonds de 200 photos historiques réalisées par Robert Doisneau, Robert Franck et Marc Riboud. Une forme de mécénat avant-gardiste qui propose d’inviter des artistes contemporains au cœur de l’entreprise et de ses usines pour établir des ponts entre l’industrie automobile et l’art. Aujourd’hui, la Collection se renouvelle en réinvestissant dans le Street art : un art populaire qui, comme nos véhicules, est dans la rue, et où la création et l’audace sont permises.

Catherine Gros

« Naturellement présent dans la rue, Renault Group partage avec le Street art non seulement un espace commun, mais aussi la créativité, la popularité, la virtuosité et le mauvais goût des défis. »

Catherine Gros

VP Art Patrimoine & Mécénat

Constituer une collection unique de Street art tournée vers l’avenir

Aujourd’hui, Renault Group ouvre un nouveau chapitre de son aventure avec l’art avec la création du Fonds de dotation Renault pour l’art et la culture destiné à protéger les œuvres de la collection et à la renouveler avec des artistes contemporains, issus du Street art. Cette initiative témoigne de la volonté d‘associer l’art et l’industrie en faveur d’un lien culturel à la fois populaire et novateur.

En effet, un mouvement qui met l’art dans la rue, accessible à tous, fait naturellement écho à notre métier de constructeur automobile populaire. L’ambition est de constituer une collection unique à l’image de l’entreprise : mondiale et marquée par un lien particulier avec la France. Elle sera composée d’acquisitions, de commandes spéciales et d’initiatives de diffusion de la culture artistique du Street art.

La Collection d’Art : un siècle d’histoire

L’histoire de Renault a été marquée par les commandes passées à des artistes. Souvent en avance sur leur temps, ces créateurs ont imaginé des pratiques artistiques audacieuses, à l’époque non reconnues par les musées. Initiée il y a un siècle, riche de plusieurs centaines d’œuvres – dont de nombreux grands formats et ensemble – la Collection d’Art Renault est particulièrement représentative des courants suivants : la photographie dite « humaniste », le Nouveau Réalisme, la Figuration Narrative, l’Op Art ou Art optique, l’Art Brut.

L’exposition Moteur Imaginaire

Coeur de l’histoire industrielle de Renault, l’Île Seguin a largement contribué à façonner l’industrie française. Ce site emblématique de Boulogne-Billancourt deviendra un territoire de création, de dialogue et d’innovation culturelle.

L’exposition inaugurale du Large, « Moteur Imaginaire, des chefs-d’œuvre de la Collection Renault aux artistes d’aujourd’hui », a été naturellement conçue en partenariat avec le Fonds Renault pour l’Art et la Culture.

Inspirée par l’héritage industriel de Renault sur l’Île Seguin, l’exposition explorera la relation entre l’humain et la machine, avec un regard particulier porté sur l’automobile et proposera au public, à partir du 17 octobre 2026, une découverte inédite des liens entre industrie, création artistique et imaginaires contemporains. Parmi les 120 oeuvres présentées, 50 seront issues de la collection Renault, dont certaines exposées pour la première fois en France.

Dès les années 1960, Renault a initié des collaborations pionnières avec des artistes, donnant naissance à une collection remarquable d’œuvres inspirées par les univers de l’usine et de l’automobile. Plus d’un demi-siècle plus tard, la voiture est toujours au coeur des réflexions sociétales, érigée comme une icône de la société industrielle.

Jean-Dominique Senard assis

« Comme entreprise industrielle, nous sommes fiers de poursuivre notre relation avec le monde artistique qui remonte aux années 60, car nous sommes convaincus que l’industrie est plus inspirée, plus performante, lorsqu’elle dialogue avec les artistes et leur questionnement du monde. »

Jean-Dominique Senard

Président du Conseil d’administration Renault Group

Robert Doisneau, salarié à temps plein de l’usine Renault à Billancourt entre 1934 et 1939, a occupé la fonction de photographe « baladeur ». Revenu en tant que photographe indépendant entre 1945 et 1956, il laisse un témoignage unique sur le travail des ateliers de l’Ile Seguin, à Boulogne Billancourt. Son objectif : « montrer la texture des choses et l’expression des gens ».

Membre fondateur du mouvement Nouveau Réalisme, Arman – peintre, sculpteur et plasticien – a travaillé en 1967 au cœur de l’usine Renault de Billancourt à partir de matériaux industriels. Ces ateliers sont pour lui un véritable laboratoire créatif. Parmi ses réalisations, on compte différentes œuvres accumulant des pièces automobiles comme Accumulation Renault N°162 (1968) ou Accumulation d’éléments mécaniques (1969) et des huiles comme Composition (1974).

Du même courant, Jean Tinguely est passionné de mécanique. Sa collaboration avec Renault est donc évidente et prolifique. Comme il le définit lui-même, « mon travail est de contrebalancer le chaos », comme l’illustre des œuvres comme Bascule V (1967), Requiem pour une feuille morte (1967) ou Meta pandemonium (1981).

Erró, peintre finlandais, est connu pour son art figuratif réaliste mélangeant des images issues de la culture populaire comme de l’histoire de l’art. Dans les années 80, il a travaillé au rapprochement entre le monde industriel et celui de l’art. Il a notamment pris pour modèle la Renault 5 historique dans son œuvre Caravaggio R5 (1986) illustrant son décalage sémantique mais également l’illustration de l’amoncellement avec le paysage Motor Scape (1984). Erró est l’un des artistes dont la Collection d’Art Renault conserve le plus d’œuvres : 2 aquarelles, 6 toiles et 61 collages.

Peintre et plasticien d’origine hongroise, Victor Vasarely est le fondateur de l’Art optique, branche de l’abstraction géométrique qui joue sur la vibration ou l’impression de mouvement. Il a travaillé étroitement avec le laboratoire des peintures de l’usine Renault à Billancourt. En 1972, il créé le logo emblématique de la marque Renault dont le logo actuel fait directement référence. Parmi ses œuvres réalisées pour l’entreprise, la Collection compte notamment Gordium PS positif (1951), 166 Sirs-kek (1953) et Pokol (1973).

Peintre, sculpteur et plasticien français, Jean Dubuffet a été le premier théoricien de l’art brut. Ses œuvres spectaculaires et immenses bouleversent les repères visuels et les réflexes corporels.

Dès 1973, il bénéficie de l’appui technique et technologique du Groupe.

Episode marquant de cette collaboration : l’usage de la machine Delta 3D destinée aux agrandissements de maquettes automobiles lui permettant de passer de la maquette à l’échelle humaine. La découverte dans les ateliers de techniques de pointe et de matériaux nouveaux comme le polyester et le polystyrène constituent une étape importante dans son cheminement artistique.

Le Street Art s’impose aujourd’hui comme un art du réel. Ancré dans l’espace public, il transforme chaque support en territoire d’expression, interpellant le regard là où on ne l’attend pas.

Figure pionnière de ce mouvement, Gérard Zlotykamien investit depuis les années 60 les murs, friches et objets oubliés pour y inscrire une mémoire vive.

Lors de sa résidence à l’Art Factory de Flins, il s’est emparé d’un ancien bus Renault, il en fait l’œuvre Ready-made 1935-2025, 7 tonnes 5,

Ce bus est bien plus qu’un simple support. Il est un témoin. Un témoin direct, matériel, silencieux, mais chargé de vécu. Il a transporté des passagers, traversé des villes, accompagné des moments ordinaires et des épisodes marquants. Il incarne une époque, un paysage industriel, un usage quotidien. Il parle du travail ouvrier, de la sueur des chaînes de montage, de la main-d’œuvre invisible. Il évoque aussi, en creux, des histoires plus sombres. Sans discours, sans surlignage, l’œuvre laisse deviner que ce type de véhicule a aussi pu transporter l’indicible. Il contient ces mémoires multiples. En cela, il n’est pas seulement un objet de design ou de patrimoine, il est un témoin actif de l’histoire.