L’automobile, moteur de l’économie européenne
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Saviez-vous qu’une voiture renferme plus de lignes de code qu’un avion de ligne ? Qu’elle est l’un des objets du quotidien qui se recycle le mieux ? Connaissez-vous le poids économique du secteur automobile en Europe ? A quelques jours de l’ouverture du salon automobile de Paris, nous vous proposons de découvrir une série de faits et chiffres inattendus sur le secteur automobile, à contre-courant des clichés et des idées reçues. Prêts à vous laisser surprendre ?
Avec 13,6 millions d’emplois, soit près de 7 % de l’emploi total européen et plus de 400 milliards d’euros de recettes publiques par an, l’automobile représente l’un des grands moteurs économiques de l’Europe. Loin d’être une industrie du passé, le secteur demeure un levier de souveraineté, de compétitivité et de transformation. Par son ancrage industriel et ses choix d’investissement, Renault Group contribue directement à cette dynamique européenne. Décryptage.
À retenir
- 13,6 millions d’emplois dépendent de l’automobile dans l’Union européenne, soit 6,9 % de l’emploi total, dont 2,5 millions d’emplois directs dans la fabrication[1].
- Avec 84,6 milliards d’euros investis en 2023, l’automobile représente 34 % de la R&D des entreprises européennes, plus du double de la pharmacie[3].
- Les véhicules génèrent 414,7 milliards d’euros de recettes publiques par an dans les principaux marchés de l’Union, dont 94,6 milliards en France[4].
- En France, la filière automobile emploie 329 000 salariés et représente 1,1 % du PIB[6].
- Renault Group compte 39 000 salariés sur 17 sites en France et génère 35 000 emplois indirects chez ses fournisseurs ; 69 % de la valeur ajoutée* de Renault 5 est française[7].
- 13 milliards d’euros investis en France depuis 2021, 13 milliards supplémentaires d’ici 2030[9].
En Europe, l’automobile pèse lourd. Un emploi sur quatorze (6,9 %) dépend directement ou indirectement du secteur, soit 13,6 millions de personnes[1], d'après l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).
Ce chiffre recouvre deux réalités : les emplois directs et les emplois indirects. Les emplois directs correspondent aux emplois chez les constructeurs, qui conçoivent les véhicules, pilotent les sites industriels, organisent la production et investissent dans les technologies. Les emplois indirects sont générés chez les fournisseurs, sous-traitants et prestataires, qui produisent les matériaux, pièces, systèmes électroniques, batteries et services nécessaires à la fabrication automobile. C’est cette chaîne de valeur qui fait de l’automobile un puissant moteur de l’économie européenne. Les emplois de fabrication représentent 2,5 millions de personnes, mais ils ne constituent que la partie la plus visible de la filière[1]. Au sein même de cette base industrielle, les équipementiers sont aussi représentés que les constructeurs : 1,19 million d’emplois relèvent des pièces et accessoires, contre 1,09 million de l’assemblage des véhicules. Par ailleurs, 4,2 millions d’emplois sont liés à la vente, à l’entretien, à la réparation, à la distribution de carburant ou à la location, tandis que plusieurs millions d’emplois supplémentaires dépendent du transport routier, des services associés et des infrastructures. Autrement dit, l’automobile ne se limite pas à produire des véhicules : elle irrigue des territoires entiers, soutient un réseau industriel et de services très large, et représente un socle majeur de l’emploi européen[2].
Ce que l’automobile apporte à l'économie européenne
L'emploi n'est qu'une facette de la contribution du secteur automobile à l’économie européenne. La seconde est la richesse créée et reversée, et c'est là que la comparaison avec d'autres industries devient éloquente. D'après le EU Industrial R&D Investment Scoreboard 2024 de la Commission européenne, repris par l'ACEA, les constructeurs et équipementiers automobiles de l'Union ont investi 84,6 milliards d'euros en recherche et développement en 2023, soit 34 % de la R&D des entreprises européennes[3]. C'est plus du double de la pharmacie et des biotechnologies (40,1 milliards), près de quatre fois la contribution du matériel informatique (21,5 milliards) et près de onze fois l'aéronautique et la défense (7,7 milliards)[3]. Aucun autre secteur du classement n'atteint ce niveau.
L’autre contribution est fiscale. Les véhicules, de l'achat au carburant en passant par l'entretien, ainsi que les assurances et les péages génèrent 414,7 milliards d'euros de recettes publiques par an dans les principaux marchés de l'Union, selon les dernières données compilées par l'ACEA pour treize pays[4]. En France, ces recettes atteignaient 94,6 milliards d'euros pour l'année 2023[4]. Le véhicule finance ainsi une part des services publics bien au-delà de sa propre filière.
L’emploi en France au sein de la filière automobile
Si on revient à l’emploi, en regardant plus particulièrement la France, on constate que la fabrication automobile y emploie directement 215 000 personnes, soit 6,7 % de l'emploi manufacturier national[5]. En élargissant à l'ensemble de la filière, de la conception au recyclage, l'Insee compte 4 080 sociétés et 329 000 salariés qui travaillent directement pour l'automobile fin 2023, pour une valeur ajoutée de 31,2 milliards d'euros, soit 1,1 % du produit intérieur brut et 11 % de la valeur ajoutée manufacturière française[6]. L'usine d'assemblage n'est là encore que la partie visible d'une chaîne de valeur beaucoup plus large : avec 84 600 salariés, la construction automobile proprement dite ne représente qu'un quart de ces effectifs. La fabrication d'équipements, pare-chocs, pneumatiques ou tableaux de bord, concentre de son côté 123 210 salariés[6].
Freiner la désindustrialisation via des emplois directs et indirects
Renault Group illustre, à son échelle, comment un constructeur génère à la fois des emplois directs dans ses sites et des emplois indirects chez ses fournisseurs. Le Groupe compte 39 000 salariés en France, répartis sur 17 sites, avec neuf usines, sept centres techniques et le siège[7]. Ces sites produisent aussi bien des véhicules Renault et Alpine que des moteurs, des châssis et des composants[7]. Les effectifs de Renault Group en France représentent 39 % de l'emploi total du Groupe dans le monde, alors que la France pèse 22 % de ses ventes mondiales et 21 % de sa production[8]. Cet écart montre que Renault Group maintient en France une base industrielle et d’ingénierie plus importante que ne le suggérerait le seul poids du marché français. Par ailleurs, l'activité du Groupe génère 35 000 emplois indirects dans son tissu de fournisseurs dans l'Hexagone[7].
Coté fiscalité, la contribution de Renault Group en France est significative avec d’une part les impôts et taxes liés à l’activité pour 275 M€ et d’autre part, les cotisations et taxes liées à la masse salariale qui représentent 894 M€ pour l’exercice 2025.
Des bassins d‘emplois porteurs de souveraineté économique
L'ancrage de Renault Group en France ne se limite pas aux lignes d'assemblage. La valeur ajoutée d'un véhicule commence dans les bureaux d'études et les centres d'essais, bien en amont de la chaîne de montage. Le Groupe réalise 60 % de ses dépenses de recherche et développement en France, entre le Technocentre et les centres techniques de Lardy et d'Aubevoye, mettant le pays à l’avant-garde de l’innovation chez Renault Group[9].
Cet ancrage s'accompagne d'un engagement financier dans la durée. Depuis 2021, Renault Group a investi 13 milliards d'euros en France. Treize milliards supplémentaires sont prévus d'ici 2030, pour développer neuf nouveaux modèles pour les marques du Groupe et quatre de plus pour ses partenaires[9]. Sur la Renault 5 E-Tech électrique, 69 % de la valeur ajoutée est française[7]. Cela signifie qu’une grande partie de la richesse créée par ce véhicule de la conception à la production, en passant par ses composants et son industrialisation est générée en France.
Chaque usine automobile française attire des dizaines de partenaires
Un site industriel pèse d'autant plus dans un territoire qu'il attire des volumes venus d'ailleurs. Les sites de Batilly, Maubeuge, Sandouville et Douai assemblent des véhicules pour Nissan, celui de Douai pour Mitsubishi Motors, ceux de Sandouville et de Batilly des utilitaires pour Renault Trucks[11]. En décembre 2025, Ford a choisi Renault Group pour produire dans le nord de la France deux véhicules électriques, dont le premier est attendu en concession début 2028[12]. Le Groupe a par ailleurs favorisé l'implantation en France de la gigafactory de batteries AESC, au plus près des lignes de montage[8][11]. Les véhicules utilitaires illustrent cette logique. Renault se présente comme le seul constructeur à concevoir et produire l'ensemble de sa gamme de véhicules utilitaires légers en France : Kangoo à Maubeuge, Trafic à Sandouville, Master à Batilly[13]. L'usine de Batilly, en Meurthe-et-Moselle, seul site de production de gros fourgons du pays, compte 1 920 emplois permanents et recrute 105 CDI en 2026 pour renforcer ses compétences de production[13]. Ces chiffres racontent une réalité simple : l’automobile n’est pas une industrie du passé. Elle reste un socle d’emplois, d’innovation et de souveraineté pour l’Europe. C’est le sens de l’ambition de Renault Group : devenir le constructeur européen de référence, avec un rayonnement mondial, et contribuer ainsi à faire durablement de l’automobile un moteur d’activité et de prospérité pour l’Europe.
* La valeur ajoutée correspond à la richesse créée par une activité économique : c’est la différence entre ce qu’elle produit ou vend et ce qu’elle a dû acheter pour produire.
FAQ
Combien d’emploi dépendent de l’automobile en Europe ?
L’automobile en Europe en 2023 représentait 13,6 millions d’emplois, soit près de 7 % de l’emploi total européen, selon l’ACEA[1].
La fabrication automobile emploie directement 214 958 personnes en France, selon les données Eurostat 2023 compilées par l’ACEA[5]. En comptant l’ensemble de la filière, de la conception au recyclage, l’Insee recense 329 000 salariés fin 2023[6]. Renault Group représente à lui seul 39 000 salariés et 35 000 emplois indirects[7].
Renault Group dispose de neuf usines en France, dont Douai, Maubeuge et Ruitz au sein du pôle ElectriCity, Sandouville, Batilly, Cléon et Le Mans[7][10]. Les utilitaires Kangoo, Trafic et Master sont assemblés à Maubeuge, Sandouville et Batilly[13]. Ces sites produisent aussi des véhicules pour Nissan, Mitsubishi Motors et Renault Trucks[11]. La marque Alpine est produite dans les usines Renault Group de Douai et Dieppe.
Un emploi indirect est un emploi créé chez les fournisseurs, sous-traitants et prestataires d’une entreprise, par l’activité que celle-ci leur apporte. Dans l’automobile européenne, l’ACEA compte 11,1 millions d’emplois indirects pour 2,5 millions d’emplois directs de fabrication[1].
Sur les principaux marchés de l’Union européenne, les véhicules génèrent 414,7 milliards d’euros de recettes publiques par an, via la TVA, les taxes à l’immatriculation, les taxes annuelles, les carburants, les assurances et les péages[4]. En France, ces recettes s’élèvent à 94,6 milliards d’euros pour 2023[4].
Sources
[1] ACEA, The Automobile Industry Pocket Guide 2025/2026, p. 5, 8 et 9, données Eurostat 2023 (provisoires), Union européenne.
[2] ACEA, Pocket Guide 2025/2026, p. 10, part de l'automobile dans l'emploi manufacturier de l'UE, 2023.
[3] ACEA, Pocket Guide 2025/2026, p. 73 et 74, d'après The 2024 EU Industrial R&D Investment Scoreboard (Commission européenne), données 2023.
[4] ACEA, Pocket Guide 2025/2026, p. 6, 81 et 82, recettes publiques liées aux véhicules, dernières données disponibles par pays (France : 2023).
[5] ACEA, Pocket Guide 2025/2026, p. 11 et 12, emploi direct dans la fabrication automobile par pays, données Eurostat 2023 (provisoires).
[6] Insee, Insee Première n° 2083, « Le poids de la filière automobile française : 329 000 salariés et 1,1 % du PIB », 2 décembre 2025, enquête filière 2023.
[7] Renault Group, brochure « Renault Group en France », juillet 2026, p. 5, 9 et 26.
[8] Renault Group, magazine renaultgroup.com, « Comment Renault Group défend l'emploi industriel local en France », 13 juillet 2026.
[9] Renault Group, brochure « Renault Group en France », juillet 2026, p. 10 et 38 ; magazine renaultgroup.com, « L'ancrage industriel de Renault Group en France », 17 juillet 2026.
[10] Renault Group, brochure « Renault Group en France », juillet 2026, p. 12 et 14.
[11] Renault Group, brochure « Renault Group en France », juillet 2026, p. 19 ; Document d'enregistrement universel 2025, p. 46.
[12] Renault Group, communiqué « Renault Group et Ford forment un partenariat stratégique dans les véhicules particuliers et utilitaires », 9 décembre 2025.
[13] Renault Group, brochure « Renault Group en France », juillet 2026, p. 15.









