L’automobile, championne de l’innovation
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Saviez-vous que la voiture renferme plus de lignes de code qu’un avion de ligne ? Qu’elle est l’un des objets du quotidien qui se recycle le mieux ? Connaissez-vous le poids économique du secteur automobile en Europe ? A quelques jours de l’ouverture du salon automobile de Paris, nous vous proposons de découvrir une série de faits et chiffres inattendus sur le secteur automobile, à contre-courant des clichés et des idées reçues. Prêts à vous laisser surprendre ?
L’automobile aurait-elle cédé le terrain de l’innovation à l’énergie et aux télécoms ? Les dépôts de brevets contredisent cette idée reçue. En Europe, le transport reste l’un des cinq premiers domaines technologiques. En France, il est même le premier domaine d’innovation protégé par brevet, et Renault Group figure sur le podium des déposants en 2025, avec 746 demandes.
À retenir
- À l’Office européen des brevets, le transport est le cinquième domaine technologique en 2025, avec 9 846 demandes, derrière l’informatique, la communication numérique, les machines électriques et l’énergie, et les technologies médicales[3]
- En France, le transport est le premier domaine d’innovation protégé par brevet, avec un quart des demandes déposées par des personnes morales à l’INPI en 2025 ; la filière mobilité regroupe 31 % des entreprises du palmarès[2]
- Renault Group est le troisième déposant de brevets en France en 2025, avec 746 demandes comptabilisées par l’INPI, de retour sur le podium pour la première fois depuis 2010[1]
- Le Groupe détient plus de 11 000 brevets, hors Horse Powertrain[5] ; 64 % des brevets déposés en 2025 portent sur la mobilité électrique, les batteries, le véhicule défini par logiciel et la sécurité[7]
- Depuis 1970, plus de 2 000 brevets liés à la sécurité ont été déposés ; en février 2025, la licence du Fireman Access a été ouverte gratuitement à toute l’industrie automobile[13].
En 2025, l'Office européen des brevets (OEB) a reçu un nombre record de plus de 200 000 demandes[3]. Dans son Technology Dashboard 2025, le transport figure au cinquième rang des domaines technologiques, avec 9 846 demandes de brevets européens. Devant lui se trouvent uniquement les technologies informatiques, la communication numérique, les machines et appareils électriques, l'énergie et les technologies médicales[3]. Le transport, qui couvre l'automobile mais aussi l'aéronautique, confirme ainsi sa place parmi les principaux domaines d'innovation en Europe.
En France, le transport est le premier domaine d'innovation protégé par brevet, selon l'étude publiée par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Il représente un quart des demandes déposées par des personnes morales[2]. La filière mobilité, qui regroupe l'automobile, l'aéronautique et les transports, est aussi la plus représentée parmi les 50 premiers déposants, avec 31 % des entreprises classées, devant le numérique et les télécoms (19 %), puis la santé, la cosmétique et la chimie, à égalité avec l'énergie (14 %)[2]. L'INPI a enregistré 16 807 demandes de brevets en 2025, soit 8,7 % de plus qu'en 2024[1].
Renault Group, troisième déposant de brevets en France en 2025
Dans ce palmarès INPI, Renault Group se classe au troisième rang des déposants en 2025, avec 746 demandes de brevet, contre 587 un an plus tôt. L'entreprise retrouve le podium pour la première fois depuis 2010[1]. La progression se montre continue, avec 344 demandes en 2022, 534 en 2023, 587 en 2024, 746 en 2025, soit plus qu'un doublement en trois ans[1][17]. 797 demandes de brevets ont été déposées dans le monde par le Groupe en 2025, car si la France concentre la majorité des demandes, l’ensemble des centres d’ingénierie répartis à l’international sont également sollicités.
Le portefeuille compte actuellement plus de 11 000 brevets[5], hors ceux de Horse Powertrain, la coentreprise dédiée aux moteurs thermiques, aux transmissions et aux systèmes hybrides, dont les titres sont comptabilisés à part[6]. Ce portefeuille est alimenté par une communauté de 1 000 inventeurs issus de l'ingénierie, du design industriel, de la fabrication et de l'après-vente[7]. Ces dépôts traduisent des priorités concrètes puisque 64 % des demandes de brevets déposés en 2025 portent sur la mobilité électrique, les batteries, le véhicule défini par logiciel, (Software Defined Vehicle, SDV) et la sécurité[7]. Soit les quatre domaines prioritaires qui dessinent la mobilité de demain.
Comment une invention devient un brevet chez Renault Group
À l'origine d'un brevet se trouve bien souvent une idée nouvelle ou un problème technique à résoudre. L'inventeur qui s'est penché sur le sujet rédige ensuite un mémoire technique, le document qui décrit précisément l'invention et l'état de l'art existant. Puis, ce mémoire est transmis aux équipes de la Propriété Intellectuelle au sein de la Direction juridique. Des ingénieurs brevets y centralisent toutes les propositions d'invention et les examinent au regard de trois critères, à savoir la nouveauté, l'activité inventive et l'application industrielle[8]. Si l'invention répond à ces critères, une demande de brevet est alors rédigée et déposée auprès d'un office, l'INPI en France, qui conduit son propre examen avant de délivrer le titre. Selon les enjeux, la protection peut ensuite être étendue à d'autres territoires. L'inventeur salarié perçoit par ailleurs une prime au dépôt de la demande[8] et le cas échéant lors d’une extension internationale de la demande de brevet.
Faciliter le travail des inventeurs est aussi un terrain d'innovation. Chef de projet au sein de l’Ingénierie Renault Group, Loïc Bezeault travaille à accélérer l'émergence et le développement de nouvelles innovations, en explorant des concepts inédits, en les testant en conditions réelles et en contribuant à transformer les idées en valeur concrète. Il dépose en moyenne une douzaine de brevets par an depuis quinze ans. Pour accompagner les inventeurs, notamment les primo-déposants, il a développé en 2024 un assistant basé sur l'intelligence artificielle. Cet outil aide à rédiger certaines parties du mémoire technique, comme la définition de l'art antérieur, une étape souvent chronophage. « Finalement, l'innovation doit être bénéfique à tous : au Groupe, aux équipes et à l'utilisateur final. Le brevet est un moyen d'en garantir la propriété et la pérennité », résume-t-il[8].

Des applications concrètes pour les brevets
Un brevet n'est toutefois pas une finalité, car chez Renault Group, l'objectif est de répondre à un besoin client, sociétal ou industriel par une innovation utile. Le dépôt protège l'invention, mais c'est son application concrète qui lui donne sa valeur. Cette approche pragmatique se traduit dans quatre exemples récents.
La motorisation hybride E-Tech a ainsi fait l'objet de plus de 150 brevets, notamment sur sa boîte de vitesses multimodes à crabots, sans embrayage ni synchroniseur, au cœur de son rendement énergétique[9]. Renault Mégane E-Tech electric, lancée en 2022, a donné lieu au dépôt de plus de 300 brevets pour le véhicule et sa plateforme, du refroidissement à l'huile du moteur électrique au hayon allégé[10]. Nouvelle Mégane E-Tech electric, présentée en juin 2026, va plus loin avec sa batterie LFP en architecture cell-to-pack. Ses 232 cellules de type « poche » (« pouch » en anglais) sont intégrées directement dans le pack, sans l'étage intermédiaire des modules. Cette configuration est une première mondiale pour ce type de cellules. Le taux de remplissage du pack atteint 53 %, au bénéfice de l'autonomie et de l'efficience[11]. Enfin, chez Alpine, l'A390 associe trois moteurs électriques à l'Alpine Active Torque Vectoring, un système breveté qui répartit en quelques millisecondes le couple entre les deux roues arrière, selon l'angle du volant, la vitesse et le mode de conduite. La marque en décrit les bénéfices en termes d'agilité, de dynamisme en courbe, de stabilité à haute vitesse et donc de sécurité[12].

Même les concept-cars peuvent bénéficier de dépôts de brevets, le démo-car Renault Emblème, illustrant la stratégie de décarbonation de Renault Group – soit une baisse de 90% des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie de la voiture – en recense 27.
Plus de 2 000 brevets liés à la sécurité depuis 1970
Les brevets peuvent également avoir une portée directement humaine quand il s'agit de protéger les occupants et de faciliter l'intervention des secours. Renault Group a déposé plus de 2 000 brevets liés à la sécurité depuis 1970. Six cents ingénieurs et techniciens y sont dédiés[13]. Ce travail s'appuie sur le LAB, le Laboratoire d'accidentologie, de biomécanique et d'étude du comportement humain, laboratoire commun de l'industrie automobile française créé en 1969, avec lequel le Groupe analyse les accidents réels depuis lors[13]. Selon les estimations du LAB, cette continuité, couplée aux politiques publiques de sécurité routière, a contribué à épargner 350 000 vies et à éviter jusqu'à 5,8 millions de blessés[14]. Depuis 2023, cet engagement est rassemblé sous le programme human first[13].
Les sapeurs-pompiers contribuent aussi directement à la conception des dispositifs de secours. Dans le cadre de ce partenariat qui remonte à 2010, Renault Group se présente comme le seul constructeur au monde à avoir intégré à plein temps un officier de sapeurs-pompiers au sein de son ingénierie, dans le service sécurité véhicule[15]. Plus de 5 000 sapeurs-pompiers de 19 pays, en Europe, au Maghreb et en Amérique latine, ont par ailleurs été formés par le Groupe à l'intervention sur ses véhicules de nouvelle génération[13]. Cette collaboration facilite l'accès aux informations du véhicule et l'extraction des victimes. Le QRescue, un QR code apposé sur le véhicule, donne par exemple aux secours un accès immédiat à la fiche d'intervention du modèle. Il équipe 100 % des nouveaux modèles Renault[13]. Quant au Rescue Seat développé à la demande des pompiers, il facilite l'extraction des victimes par l'arrière du véhicule et fait gagner huit minutes[16].
Fireman Access : un brevet ouvert gratuitement à toute l'industrie
Le Fireman Access répond de son côté à une difficulté majeure pour les secours : atteindre les cellules d'une batterie en feu après un accident. Un disque adhésif scelle une ouverture pratiquée sur le carter de la batterie de traction. En cas d'incendie, ce disque cède sous le jet de la lance et permet de noyer directement les cellules. Un feu de batterie peut ainsi être éteint en quelques minutes contre plusieurs heures et dix fois plus d'eau sans ce dispositif[13].
Ce dispositif fait l'objet de sept brevets et équipe 100 % des véhicules électriques et hybrides rechargeables de Renault, Dacia et Alpine[13]. En février 2025, Renault Group a mis la licence de ces brevets gratuitement à la disposition de l'ensemble de l'industrie automobile mondiale, par l'intermédiaire d’une plateforme ouverte à tout constructeur ou équipementier. Cette ouverture repose sur une simple condition : partager les améliorations apportées avec toute la communauté[13]. Renault Group permet ainsi à l'ensemble de l'industrie de bénéficier du dispositif et de contribuer à son évolution.
Les dépôts de brevets confirment donc la place du transport parmi les principaux secteurs d'innovation en Europe et en France. Chez Renault Group, cette activité se traduit par des applications concrètes, des motorisations aux dispositifs de secours. Avec le Fireman Access, elle se prolonge également dans le partage d'une invention au service de la sécurité.
FAQ
Qu'est-ce qu'un brevet ?
Un titre de propriété industrielle qui protège une invention technique pendant vingt ans au maximum, en échange de sa publication. Il donne à son détenteur le droit d’interdire à un tiers d’exploiter l’invention sans son accord. Pour être brevetable, une invention doit être nouvelle, impliquer une activité inventive et être susceptible d’application industrielle.
Pour protéger ses technologies et ses savoir-faire, valoriser le travail de ses inventeurs et sécuriser ses investissements de recherche. Un portefeuille de brevets est aussi un actif stratégique, qui peut être licencié, échangé ou partagé.
Bien plus de monde que les seuls bureaux d’études. Chez Renault Group, la communauté des inventeurs compte 1 000 personnes, issues de l’ingénierie, du design industriel, de la fabrication et de l’après-vente[7].
Quand une invention touche à la sécurité de tous, son intérêt dépasse la concurrence. C’est le choix fait avec le Fireman Access, dont la licence est proposée gratuitement à tout constructeur ou équipementier depuis février 2025, à condition que les améliorations apportées soient partagées avec la communauté[13].
Sources
[1] INPI, « Palmarès 2025 des déposants de brevets », communiqué du 27 février 2026, mis à jour le 25 mars 2026, et tableau du Top 10 des déposants 2015-2025. Renault Group 3e avec 746 demandes en 2025 contre 587 en 2024 ; 344 en 2022 et 534 en 2023 ; 16 807 demandes enregistrées en 2025, en hausse de 8,7 %. inpi.fr/a-la-une/palmares-2025-des-deposants-de-brevets
[2] INPI, « Palmarès des déposants et titulaires de brevets auprès de l'INPI en 2025 », étude complète, mars 2026, p. 7 et 8. Le transport est le premier domaine d'innovation protégé par brevet à l'INPI et représente un quart des demandes déposées par des personnes morales ; la filière mobilité rassemble 31 % des entreprises du classement, le numérique et les télécoms 19 %, la santé, la cosmétique et la chimie ainsi que l'énergie 14 % chacune. PDF téléchargeable depuis la page du palmarès.
[3] Office européen des brevets, Technology Dashboard 2025, publié le 2 avril 2026. Total de 201 974 demandes en 2025, en hausse de 1,4 %, au-delà de 200 000 pour la première fois. Domaines technologiques : technologies informatiques 17 844, communication numérique 17 802, machines et appareils électriques et énergie 16 997, technologies médicales 15 905, transport 9 846 (en recul de 1,8 %). epo.org/tech-dashboard2025
[4] Renault Group, Document d'enregistrement universel 2025, p. 61, tableau des brevets Renault Group : 797 en 2025, dont 3 en copropriété avec Nissan. assets.renaultgroup.com
[5] Renault Group, Rapport intégré 2025-2026, p. 33, « 11 000 brevets en portefeuille, hors brevets Horse » ; Document d'enregistrement universel 2025, p. 10.
[6] Renault Group, Document d'enregistrement universel 2025, p. 58, section 1.3.3.2 : Horse Powertrain Limited, créée le 31 mai 2024, conçoit et produit les moteurs à combustion interne, les transmissions et les systèmes hybrides.
[7] Renault Group, Brochure France, juillet 2026, p. 40 : 64 % des brevets déposés en 2025 portent sur la mobilité électrique, les batteries, le Software Defined Vehicle et la sécurité ; communauté de 1 000 inventeurs issus de l'ingénierie, du design industriel, de la fabrication et de l'après-vente. assets.renaultgroup.com/uploads/2026/08/Juillet-2026-Brochure-France_Cliquable.pdf
[8] Renault Group, article intranet « Breveter nos inventions, un intérêt stratégique », 15 avril 2026, entretien avec Loïc Bezeault et encadré sur le rôle de la Direction juridique. Source interne : une source publique ou une validation écrite est à obtenir avant publication.
[9] Renault, communiqué « Deux moteurs full hybrid nouvelle génération à l'essai sur Symbioz et Espace », 16 juin 2025 : architecture série-parallèle ayant fait l'objet de plus de 150 brevets, boîte de vitesses intelligente multimode à crabots sans embrayage. media.renault.com
[10] Renault, série « Nouvelle Mégane E-Tech électrique : plongée au cœur des innovations », 2022, épisode 1 (deux brevets pour alléger le hayon) et épisode 4 (refroidissement à l'huile du moteur électrique) : plus de 300 brevets déposés lors de la conception du véhicule et de sa plateforme. media.renault.com
[11] Renault, communiqué « Scénic E-Tech electric évolue pour offrir toujours plus de confort, de connectivité et de performances électriques », 1er septembre 2026 : architecture cell-to-pack introduite sur Nouvelle Mégane E-Tech electric, 232 cellules « poche » rapprochées, une première mondiale, taux de remplissage de 53 % au bénéfice de l'autonomie et de l'efficience. media.renault.com
[12] Renault Group, magazine, « Alpine A390 : l'Active Torque Vectoring au service de l'agilité électrique », 25 novembre 2025 : innovation brevetée, répartition du couple entre les deux roues arrière selon l'angle du volant, la vitesse et le mode de conduite, au bénéfice de l'agilité, du dynamisme en courbe et de la stabilité à haute vitesse. renaultgroup.com/magazine
[13] Renault Group, communiqué « Le Fireman Access, innovation exclusive Renault Group, est désormais disponible en licence gratuite », 18 février 2025 : 7 brevets déposés, extinction en quelques minutes contre plusieurs heures et dix fois plus d'eau sans le dispositif, équipement de l'ensemble des véhicules électriques et hybrides rechargeables de Renault, Dacia, Alpine et Mobilize, 600 ingénieurs et techniciens dédiés à la sécurité, plus de 2 000 brevets sécurité depuis 1970, 100 % des nouveaux modèles Renault équipés du QRescue, plus de 5 000 sapeurs-pompiers formés dans 19 pays, programme human first lancé en 2023, note 3 définissant le LAB comme le laboratoire d'accidentologie, de biomécanique et d'étude du comportement humain créé en 1969. media.renaultgroup.com. Collaboration avec le LAB depuis 1969 également au Document d'enregistrement universel 2025, p. 218.
[14] Renault Group, Document d'enregistrement universel 2025, p. 89, et Renault, page « Human first program : safety by Renault », media.renault.com : le travail sur la sécurité, couplé aux mesures prises par la Sécurité routière et les gouvernements successifs, a contribué à épargner 350 000 vies et empêché jusqu'à 5,8 millions de personnes d'être blessées, selon Stéphane Buffat, directeur du LAB. Le périmètre géographique n'est pas précisé par la source.
[15] Renault Group, magazine, « Sécurité routière : prévenir et agir pour réduire les impacts », 18 février 2025, mis à jour le 21 avril 2026, section « Un partenariat avec les pompiers depuis 2010 » : « Seul constructeur au monde à avoir intégré un Lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers à plein temps ». renaultgroup.com/magazine
[16] Renault Group, Brochure France, juillet 2026, p. 32 : Rescue Seat, innovation qui facilite l'extraction des victimes depuis l'arrière du véhicule et permet de gagner 8 minutes.
[17] Renault Group, Rapport intégré 2025-2026, p. 18, trajectoire de propriété intellectuelle : 344 dépôts en 2022, 534 en 2023, 587 en 2024, 746 en 2025 ; plus de 2 000 brevets liés à la sécurité déposés depuis 1970.






